Quel type de sons pour se droguer par l’audition ?

Bien qu’elle soit illégale dans de nombreux pays, la drogue représente une partie importante de la vie de beaucoup de jeunes à travers le monde. Mais, contrairement à ce que certaines personnes pensent, la drogue ne se limite pas à la cocaïne, la marijuana ou encore le cannabis ; il en existe une forme atypique : la drogue auditive. Cette dernière peut générer autant d’euphorie et d’addiction que les drogues les plus connues. Pour comprendre comment cela est possible, il faut connaitre le phénomène qui en est l’origine.

Les origines de la drogue sonore

Au 19e siècle, le physicien Wilhelm Dove a fait une grande découverte : le battement binaural. Ce phénomène se traduit par le fait que si une personne écoute simultanément deux sons de fréquences différentes, son cerveau va créer une pulsion dont la fréquence est égale à la différence de celles de ces dernières. Par exemple, si le premier son a une fréquence de 110 Hz et l’autre 120 Hz, les battements binauraux générés seront de 10 Hz.

Alors, par rapport au phénomène de battement binaural, qu’est-ce que la drogue auditive ? Il s’agit de l’utilisation de cette science avec tact pour atteindre des états d’extase en jouant sur les fréquences à combiner. Il est, effectivement, possible de créer un battement binaural d’une fréquence précise grâce au mixage de sons qui seront, ensuite, écoutés par les adeptes de la drogue sonore. 

Le son binaural pour se droguer, comment ça marche ?

Le son binaural drogue représente le fichier musical qui a pour but de provoquer des battements binauraux chez ses auditeurs. Grâce à la présence de sons similaires, mais à différentes fréquences, ce genre de musique devient une drogue insoupçonnée. Cette différence de fréquence n’est, cependant, perçue que si le sujet y est très attentif (par le port d’un casque par exemple) et est détendu, car il s’agit de sons à basse fréquence.

Concernant la sensation de béatitude procurée par le son binaural, cela s’explique par la fonction des différentes ondes que le cerveau produit. Ce dernier est, effectivement, animé par des ondes de différentes fréquences tout au long de la journée, à savoir : l’onde β (13 à 30 Hz) lorsqu’il est actif, l’onde α (8 à 13 Hz) quand il est exposé à une sensation d’extase et de relaxation, l’onde θ (inférieure à 7 Hz) pendant le sommeil ou une méditation profonde et l’onde δ (0,5 à 4 Hz) durant le sommeil profond. Ainsi, pour que le son binaural effet devienne l’équivalent d’une drogue, et que le sujet puisse jouir d’un état euphorique durant son expérience, le battement binaural qu’il produit doit appartenir aux ondes α.

Les résultats de l’écoute de la drogue sonore

En plus d’être utilisés pour se sentir bien dans sa peau et oublier ses soucis le temps d’un instant, les battements binauraux possèdent encore de nombreuses utilités. La drogue sonore aide à atténuer l’anxiété et peut améliorer la créativité et certaines prouesses intellectuelles. Elle est souvent utilisée dans le domaine médical pour plonger le patient dans un état intermédiaire entre l’éveil et le rêve durant certaines interventions.

Cependant, même si, à première vue, les battements binauraux exploités par la drogue sonore semblent inoffensifs, leur abus et leurs conséquences sur le long terme peuvent être graves. Une écoute effrénée de sons binauraux peut mener à une addiction, en rendant le sujet incapable d’exploiter ses facultés de raisonnement lorsque son cerveau n’est plus stimulé par cette drogue. Les risques de perturbation des ondes cérébrales sont également élevés, causant des dysfonctionnements comme des difficultés à trouver le sommeil ou des problèmes cardiaques. La drogue sonore est donc à écouter avec modération pour que les résultats recherchés ne se retournent pas contre l’auditeur.

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